De l’autre côté du globe, Sacha Legros profite du moment présent. Elle qui a décidé d’imiter son père : vivre une aventure , l’évasion par le sport et les études en mode US. La volleyeuse fait le point avec nous.

Sacha Legros qui a commencé à frapper la balle quand elle avait 6 ans au club de Thimister – Herve n’aurait certainement pas imaginé que ce sport l’aurait amenée un jour au pays de l’oncle Sam. Elle qui n’était pas forcément une des têtes d’affiches de l’équipe de Thimi qui enchaînait les titres et empilait les « coupes Bodart » du temps des Humblet, Reul(s) et autre Krenicky fournissait pourtant un travail de l’ombre. Elle ne manque d’ailleurs pas de nous rappeler l’estime qu’elle porte au club qui lui a tant apprit.

Photo: Steve Conner

UNE ARRIVEE COMPLIQUEE

En arrivant aux USA, elle intègre d’abord l’université College of Southern Idaho et son équipe de 1er division nationale. Une équipe qui comptabilisait déjà une dizaine de titre et pour qui l’objectif était donc la plus haute marche du podium. Là-bas, Sacha à dû se faire à l’idée que son gabarit – 1m71- ne lui serait pas favorable au poste offensif qu’elle revendiquait dans notre plat pays et a donc travaillé sa défense pour briguer la place de libéro dans la deuxième partie de saison. Un travail récompensé lors de sa seconde année puisqu’en plus d’un statut de joueuse clé , elle endossait également le rôle de capitaine.

« Ici, L’envie de réussite est plus grande qu’en Belgique. Le but est de gagner mais aussi d’impressionner les recruteurs et ainsi décrocher une bourse pour l’année suivante. Même à l’entraînement, il y aura 2 filles qui plongent sur chaque ballon prêt à tomber au sol. La combativité et la concurrence est grande pendant la semaine et le niveau n’en est donc que meilleur lors des compétitions. »

TOUT EST PLUS GRAND

Après avoir réussi un « associate degree », Elle quitte l’Idaho vers le Montana pour poursuivre ses études à « l’University of Providence » de Great Falls en Business management mais découvre aussi une nouvelle équipe. En plus des infrastructures hors norme, tout est fait pour mettre le sport en avant. Séquence de cardio, musculation, vidéo, rythme le quotidien en plus des drills de volley-ball. Il n’est pas rare pour un coach d’ajouter une séance en soirée, les joueuses doivent alors revoir leurs priorités.

« C’est très stricte, mais il faut aussi se rendre compte que les coachs misent en quelque sorte sur nous. Pour ma part, mes études sont financées par l’université. Mon logement et ma nourriture également. Ce n’est pas rien quand on connaît le prix de l’éducation aux Etats-Unis »

UN LEADERSHIP NATUREL

Malgré son jeune âge, Sacha Legros restent les pieds sur terre et sait répondre sur le terrain. Les spécialistes l’on déjà élue « defensive player of the week » à deux reprises cette saison et ses équipieres ne manquent pas d’éloges à son sujet. Cassie Thompson est aussi sa colocataire :
Sacha est la meilleur! Elle et moi sommes colocataires et c’est tellement amusant! Elle est tellement gentille et attentionnée. Je pense que c’est génial qu’elle soit venue si loin de chez elle pour pratiquer le sport qu’elle aime et je suis tellement reconnaissante que nous ayons fini dans la même école! Elle apporte une grande présence dans l’équipe. Elle a de bonnes qualités de leadership et l’on peut vraiment compter sur elle pour faire son travail sur le terrain. »

Une belle expérience qui durera encore 2 ans avant le retour au pays? Si tel est le cas, les clubs du top belge devrait garder un oeil attentif sur la jeune vervietoise.

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