Ambre Franquinet : en route vers les EYOF de Baku

0
Photo by Koen Adriaenssens

Ambre Franquinet fait très peu parler d’elle dans les médias ou peut-être est-ce ceux-ci qui n’en parlent pas assez? Là où, à juste titre, Les Remco Evenepoel et consort font déjà partie du quotidien de nos lectures sportives, elle reste dans l’ombre, dans l’eau. Pourtant, dans une discipline qui demande de nombreux sacrifices, la jeune nageuse de Liège Mosan s’est déjà – à bientôt 15 ans – construit un beau palmarès. Coup d’oeil sur un début de carrière prometteur.

Avec une maman professeur d’éducation physique et un papa psychomotricien, il était difficile pour Ambre de passer à coté d’une activité sportive. C’est à l’âge de 4 ans qu’elle fait ses débuts au Mosan, poussée par deux figures du club à qui elle doit beaucoup, Anne et Francine. A ce moment, il n’était pas encore question de temps ou de performances. C’est trois ans plus tard qu’elle intègre le pôle compétition et s’entraîne alors trois fois par semaine. Aujourd’hui, une semaine type se compose de 8 séances. Avec un jour de repos le dimanche, Ambre ne chôme pas : le lundi et le mercredi, premier plongeon à 6 h du matin pour en sortir 1h45 plus tard afin d’être à l’heure sur les bancs du DIC Collège. Ecole choisie au vu de sa proximité avec la Piscine de Saint – Servais. Et sinon tous les soirs : « je peux pas, j’ai piscine! ».

Même si nous savons que tous les sportifs évoluant à haut niveau ont en eux une âme de guerrier, Ambre nous avoue que, lors des premières compétitions, le but était simplement d’évoluer ;
« Je ne me fixais pas d’objectif, j’avais seulement le plaisir d’évoluer et de me dépasser. Augustine Gosuin y est certainement pour quelque chose. Lors des compétitions, on essayait de nager plus vite l’une que l’autre. Maintenant on ne nage plus les mêmes courses et donc on est là, au bord du bassin, pour s’encourager l’une l’autre »

Copyright Koen Adriaenssens

 

Depuis, Ambre a évolué de façon constante. Pas seulement au niveau du chrono dans le bassin mais aussi en dehors. Son coach la caractérise comme déterminée et travailleuse. Même si le talent est bel et bien là, la jeune fille sait se remettre en question et fait également preuve de (trop) d’ambition. Râleuse? De moins en moins en grandissant selon la rumeur.
Dans l’eau, Ambre va de plus en plus vite. Si lors de ses premières compétitions nationales en catégorie d’âge elle ramenait déjà 6 médailles (2 sur chacune des marches du podium), l’année suivante elle raflait 5 fois l’or et une fois l’argent.

CHAMPIONNE DE BELGIQUE A 14 ANS

En novembre, Ambre se rendait à Gand afin de s’aligner sur le 400 m – 4 nages en catégorie open et se qualifier pour la finale de l’après midi réservée aux 8 meilleures nageuses. Résultat, leadership des séries :  » Je stressais un peu avant d’aborder cette finale car je pensais que mes adversaires en avaient gardé sous le pied en série. Au final, j’ai tout donné comme en qualification et j’ai frappé le mur la première. Une grande fierté pour moi car je battais par la même occasion le record francophone détenu par un de mes modèles : Fanny Lecluyse ».
Une performance qui n’avait pas laissé le public indifférent sachant que sa dauphine était de sept ans son ainée.

LES EYOF DE BAKU AU BOUT DU COULOIR

Si elle espère de bons résultats aux championnats Francophones, aux championnats de Belgique en catégorie d’âge et aux championnats de Belgique Open, Ambre a en tête un objectif plus important pour 2019 : une sélection pour les EYOF (Festival Olympique de la jeunesse Européenne) à Baku en juillet. Pour cela, il lui fallait nager 5 minutes 3 secondes et 67 centièmes en bassin de 50 mètres avant mi-mai. Une performance réalisée mi-février au championnats francophones sur un temps de 05’01 »54.  Une performance qui marque bien la progression de la jeune fille  quand on sait qu’elle avait amélioré son temps, le 25 janvier dernier au Luxembourg, en 05:04:82. Un but qui se concrétise aussi grâce au duo de coachs composé de Yannis Mavroudis et de Cédric Bastin. Si le premier cité s’occupe principalement de la préparation physique générale, le second règle les détails techniques en proposant, par exemple, des séances vidéos des virages de leur protégée où elle pourrait encore grappiller du temps.
« J’essaye de communiquer un maximum avec elle sur son état de fatigue, comment elle se sent, comment elle a vécu la course. Je veux établir une relation de confiance qui, pour moi, est essentielle à la réussite sportive. J’essaye d’établir la même relation avec chacun de mes nageurs même si cela reste difficile au vu de leurs différents caractères et âges » dit Cédric Bastin.

Il faudra donc garder un oeil attentif aux performances de la jeune liégeoise, Ambre Franquinet, qui garde les pieds sur terre et n’oublie pas de signaler que ses résultats ne sont que le reflet d’un bien-être provoqué par l’ensemble de son entourage composé de ses proches, amis mais aussi de ses équipiers d’entraînement.
Et oui, en natation il n’y a que la ligne d’eau qui rend ce sport individuel.

N’hésitez pas à laisser vos encouragements en commentaire..


Vous aimez nos articles? Inscrivez-vous à notre newsletter et son format particulier(ement intéressant)

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.